Lancrau - Tome II
Lancrau (de), famille de vieille noblesse, originaire de la terre de Lancrau à Chantocé, mais qu'on trouve dès le commencement du XVe s. au Verger de Montigné, au Boisragot de Cossé, à la Saudraie surtout qui resta pendant plus d'un siècle sa résidence principale, et qui par l'alliance avec les Bréon est devenue tout à fait mayennaise. Les armes qu'elle déclare en 1667 et qu'elle porte toujours sont : d'argent au chevron de sable, accompagné de 3 roses de gueules boutonnées d'or, 2 et 1.
== (Pierre), fils de Mathurin de L. et d'Anne Bouttier, né sans doute à la Saudraie, dont son père avait fait reconstruire le manoir, fit imprimer à Avignon en 1552 la traduction des Excitationes animi in Deum de Louis Vivès. En 1565, il donne procuration à Paris pour faire prendre possession de la chapelle du Boisragot, et n'a d'autre titre alors que celui d'abbé de Saint-Jean d'Orbestier au diocèse de Luçon, preuve qu'il n'était pas encore évêque de Lombez, comme on lit dans le Gallia Christiana. En cette dernière qualité, il assiste au concile de Toulouse en 1590 et par testament du 10 avril 1598 il lègue 12.000 ₶ à son neveu Jean de Lancrau, pour lequel il avait précédemment entretenu un régiment.
C. Port. Dict. de M.-et-L., t. I, p. 305, 319, 355, 469, 481, 604 ; t. II, p. 411, 753 ; t. III, p. 157, 158, 162, 200, 205, 713. — Aveu de Laval, 1407. — Lib. fundat., t. V, f. 104. — Reg. par. de Parné, années 1556, 1562, 1563. — Arch. de la M., B. 2.389, 2.467, 2.639, 2.972, 2.880, 3.004, 3.011. — Arch. mun. de Château-Gontier, registre de l'an VI. — Arch. de M.-et-L., E. 2.719. — V. les art. : Motte-Boisrayer, Limelle, le Tertre de Mée, Meignanne, la Macheferrière, Chanteil, etc.