Vairie (la) - Tome IV
Vairie (la), cne de Désertines. — Le château primitif avait été démantelé par d'Arondel, 1433. — Château bâti au temps de la Ligue ou dans les premières années du XVIIe s., dominant la vallée de l'Ourde. Les murs, ainsi que la clôture des jardins, sont en schiste et sable rouge, sans chaux. Il ne reste plus qu'une tour tronquée et un colombier de 5 mètres de diamètre. Près de ces ruines s'élève une maison bourgeoise moderne.
Seigneurs : Hugues de la Vairie, témoin d'un acte entre le seigneur de Mayenne et les moines de Saint-Martin, 1144. — Louis de la Vairie, sieur de Longchamp, meurt à Vieuvy, 1636 ; de la famille sans doute, mais non seigneur du lieu, probablement. — Marguerite de la Vairie, veuve : 1° de Pierre Auvray, 2° de Jean de Vaufleury, donne 10.000 ₶ à ses filles : Elise Auvray, femme de Guil. Daigneau ; Jeanne Auvray, femme de Jean de Morel, des paroisses de Deux-Jumeaux et de Cardouville, 8 juillet 1709. — Jean Daigneau est seigneur de la Vairie et de Désertines, 1788.
Le logis seigneurial était occupé en 1740 par Pierre Plagué, sieur de Courville, époux de Marie Dufour, et en 1753 par Franç. Dufour. Louise de Courville, fille de feu Jean de Courville, écuyer, sieur du dit lieu, épousa à Désertines Thomas du Mesnil, écuyer, 1722. La famille Courville, de Fougères, possède la Vairie. — Aimable Lelièvre, acquéreur national des biens de l'émigré de Pannard, et qui demeurait à la Vairie, est rançonné par N. de Pannard, dit Ferdinand, commandant en second de la division d'Achille Leblond, 4 déc. 1799, 12 janv. 1800.